Le leb met fin à son service routier de transport marchandises

Le Conseil d’administration du leb a pris la décision de mettre fin aux activités du Service routier marchandise (SRM) au 30 avril 2018. Cette activité accessoire, menée historiquement par la Compagnie leb, est soumise à un contexte concurrentiel de plus en plus fort, et il devient difficile de répondre aux exigences en croissance de la clientèle, notamment dans le secteur de la logistique. Le Conseil d’administration du leb souhaite également se concentrer sur la mission principale du chemin de fer Lausanne-Echallens-Bercher en fort développement et pleine modernisation. Le matériel du SRM (camions et remorques) sera racheté par l’entreprise Matthey Petit SA, sise à Bussigny. Le garage routier, dont l’activité dépend beaucoup de celle des poids lourds, fermera lui aussi ses portes au 30 avril prochain. L’attention du Conseil d’administration et des tl s’est portée sur l’avenir des 4 collaborateurs concernés ; tous se verront proposer une nouvelle opportunité professionnelle.

La décision du Conseil d’administration de mettre définitivement fin aux activités du SRM au 30 avril prochain résulte de deux constats. Premièrement, dans le milieu toujours plus compétitif du transport routier de marchandises, le service n’est pas suffisamment rentable pour poursuivre son activité sereinement. Deuxièmement, la fin du contrat, au 31 décembre 2017, liant depuis 1985 le SRM à Camion Transport - 3 camions appartenant au leb affrétés pour le service Cargo Domicile du transporteur - a porté un coup dur à l’ensemble de l’activité routière de la compagnie. Dans ce contexte particulièrement tendu, maintenir le SRM comme activité accessoire concurrentielle de la Cie leb aurait impliqué le développement d’une nouvelle stratégie commerciale et un investissement conséquent.

Priorité au chemin de fer en pleine mutation

Cette orientation n’a pas été retenue par le Conseil d’administration du leb. « Face au développement démographique du Gros-de-Vaud, nous nous devons de mettre toutes nos forces dans la mission première de la Compagnie, à savoir assurer de façon qualitative les déplacements des habitants de notre région en direction du chef-lieu du Canton, a déclaré Jacques Millioud, président de la Cie. Le leb vit une période de modernisation sans précédent, grâce à l’octroi de financements cantonal et fédéral garantissant ses grands travaux. Favoriser la mobilité durable des Vaudois et des Vaudoises est notre priorité désormais. »


Une attention particulière pour les collaborateurs

Le Conseil d’administration du leb ainsi que les tl portent une attention soutenue à l’avenir professionnel des quatre collaborateurs concernés. « Nous sommes conscients que c’est un moment difficile pour eux. Des solutions ont été recherchées et de nouvelles perspectives leur seront proposées. Nous mettrons un soin particulier à les accompagner durant cette période de transition », appuie Michel Joye, directeur des tl et du leb.

Quant au matériel du SRM (camions et remorques), il sera racheté par l’entreprise Matthey Petit SA, sis à Bussigny. « Nous avons recherché un partenaire solide dans le Canton et nous sommes contents d’avoir pu trouver ensemble une bonne solution », ajoute Michel Joye.

 

Contexte historique

La fin du transport de marchandises par la Cie leb est une étape importante qui marquera l’histoire de la compagnie. La ligne Lausanne-Echallens transporte, dès 1874, personnes et marchandises ; la création, en 1889, de la ligne Echallens-Bercher (sous le nom de Central Vaudois) est quant à elle intimement liée à l’acheminement des denrées alimentaires produites dans le Gros-de-Vaud, et notamment du lait condensé sucré issu de l’usine Nestlé établi dès 1880 à Bercher. En 1959, la Cie leb achète son premier camion et introduit, dès 1960, son service de transport marchandises par route*.

*Gérald Hadorn, « LEB. Cinquante ans de traction électrique », Lausanne, 1986.

 

LEB
Transports publics lausannois